Chers Amis,
Le fameux Kon Klor bridge à Kon Tum est en quelque sorte une espèce de « pont de la rivière Kwaï » des années 50. A la différence près qu’il a été construit en métal. En tous cas, il me fait toujours penser au pont de ce fameux film.
Il franchit la rivière Dak Bla à un endroit particulièrement large de celle-ci. Les jours de crues, c’est impressionnant. Je l’utilise 4,5 fois par jour pour me rendre dans les villages. En franchissant cette rivière j’accède à un autre monde. Je quitte le monde des vietnamiens pour entrer dans celui des ethnies montagnardes. Je passe de la ville aux villages. Je quitte le commerce pour trouver l’agriculture. J’entre aussi dans une nouveau rythme temporel…
Petit élément anecdotique, elle était affublée d’un chapeau conique, pas celui que l’on trouve dans les échoppes pour touristes. Non, un authentique chapeau fabriqué par elle ou quelqu’un de la famille à partir de fils de bambou. Chapeau vraiment utile pour se protéger du soleil brulant à mi-journée. Malgré cette protection complétée par un cache nez, son teint est très halé.
Son vélo, à vitesse unique, datait d’une autre époque… l’ensemble respirait l’usage intensif, la récupération et le rafistolage.
Ici on vit chichement et on ne gaspille pas. On répare indéfiniment. Cela n’empêche pas d’utiliser massivement le plastique venu d’une autre civilisation, de l’autre côté du pont. Contradiction ? Confrontation de deux temps ?
A elle seule, cette femme exprime ce qu’il se passe de l’autre côté de Kon Klor bridge dans les villages Bahna, ethnie majoritaire dans cette partie de la province de Kon Tum. En même temps, cette femme fait le lien avec la ville, symbole du développement. Elle en a besoin pour écouler ses légumes. Elle y trouvera aussi les soins dont elle aura besoin pour elle et ses enfants. J’imagine qu’elle en a entre 7 et 10… En ville des orphelinats accueilleront 1,2,3 de ses enfants si elle n’y arrive plus… avec un peu de chance, un de ses enfants ira à l’université de la ville : inimaginable fierté pour une mère qui, à cet âge ne sait probablement pas lire.

Nous sommes dans le « devenir » ! De soi-même et du monde !
De nombreuses personnes sont donc aujourd’hui porteuses d’idées, de souhaits de changement pour elles-mêmes et le monde qui les environne…
Elles aimeraient les réaliser mais parfois n’osent pas s’engager pour de très nombreuses raisons factuelles et objectives. Au-delà de ces raisons concrètes, c’est souvent leur imaginaire qui les freine pour aller de l’avant : il s’agit d’une véritable auto-limitation… « Je voudrais devenir ce pour quoi je suis fait, mais je n’ose pas mettre en œuvre mon projet de vie…».
D☰V☰NIR intervient précisément pour éveiller au possible, pour lever les freins imaginaires et pour libérer l’initiative. Ainsi la concrétisation des projets, souvent projets de vie, devient possible. D☰V☰NIR permet d’ancrer ces projets sur des fondations solides.
